Pouet : mot dit mai 1, 2008
Allez Fix t’es intelligent, t’as plein de choses à dire, on fait un effort pour remplir ce blog fascinant !
Saviez-vous qu’en trouvant le concept de l’éternel retour, Nietzsche souffrait en vérité de problèmes gastriques récurrents ?
Petite devinette :
Qu’est-ce qui coupe la france ?
Réponse : les giseaux !
Récemment, jouant à tétris, je suis parvenu à énoncer une belle métaphore concernant la vie et le monde : en fait la vie, c’est des blocs de problèmes qui tombent, et on doit se débrouiller pour qu’ils n’encombrent pas tout notre espace vital. Il faut savoir les organiser et surtout éviter qu’ils s’entassent tous au même endroit, sans quoi la partie se termine bien trop vite ; certes, il y en a de toutes sortes (que ce soit au niveau du fond ou de la forme) mais ils restent tous emmerdants si on n’en dispose pas correctement.
J’avais plein de sujets, mais comme je ne sais plus ce que je voulais dire, je vais parler de moi. Comme tant d’autres, me direz-vous ; oui, sauf que moi, je suis quand même beaucoup plus intéressant. Donc récemment, ça va mieux ! *applaudissements* Je ne m’ennuie plus, je suis bien les cours, je fais des efforts pour être sociable et présentable. Je reste beau et intelligent, mais maintenant je fais comme si je le savais ; ça change. Le plus gros problème, à savoir ma capacité tragique à ne pas travailler et à rester une loque sans motivation, effrayé par le moindre effort, ce gros problème-là, il ne se résout pas instantanément, certes. Toujours est-il que l’on peut percevoir, à la surface de la mare qu’est ma conscience, quelques remous nouveaux, manifestations erratiques et presque imperceptibles, signes évidents d’une volonté contrainte de travailler malgré tout, malgré la peur de l’imperfection, de l’échec, des féministes enragés, etc. Une volonté qui, espérons-le ! saura un jour s’épanouir, éclairer de sa lumière bienfaitrice la grotte de mes pensées, histoire que, quand même, j’arrive à bosser correctement. Ca n’est pas gagné, et je suspecte une particularité génétique de ne pas aider la situation.
Sinon, il y a des gens comme Ceacy (mais sérieusement, les gens ? qui d’autre est comme Ceacy ?), qui travaillent en une année plus que je ne l’ai fait dans toute une vie, qui me font (on va dire fait) complexer et me sentir un brin honteux de mon inaction. Le côté tragique, c’est qu’il aura ce qu’on peut appeler une “carrière”, avec beaucoup d’”argent”, de “reconnaissance sociale” ou même de “guillemets”. Il n’est pas le seul dans cette situation. Beaucoup de mes amis suivent ardûment la voie qui mène au succès et finiront probablement par “réussir dans la vie”, on ne va pas dire sans efforts, ça serait mentir, mais disons, sans trop d’incertitudes. Sans trop. Ils doutent tous de leurs études, mais au fond, ils peuvent se dire “d’accord, je ne sais pas si c’est la meilleure voie, mais au moins si je continue, je serai riche et respecté”, ce qui est déjà beaucoup. Moi, je dois me contenter de “bon, je sais pas si c’est la meilleure voie, mais au moins leurs salles sont chauffées”, ce qui est franchement moins gratifiant. Comme souvent, j’ai l’impression frustrante d’être un brin schizophrène : oui, leurs carrières sont enviables, ils seront riches et beaux ; mais non, je ne me vois pas faire cela, et au fond, à bien y réfléchir, je préfère ne pas avoir de “carrière” comme on l’entend aujourd’hui. Une carrière, ça occupe trop pour pouvoir écrire des livres. Seulement, comme je n’ai pas écrit de livres, je devrais plutôt me lancer dans une carrière potentielle. Mais si je le fais, je n’écrirai pas de livres, et ça ! Pas question ! Ah non !
Je prierais bien dieu, mais comme il n’existe pas, ça complique la situation.
Ah oui ! J’avais envie de répertorier les “arguments athées”, leur donner un nom, une explication et un exemple, un petit truc simple pour m’en libérer l’esprit. Là, j’ai la flemme, mais si j’avais du temps libre que je pouvais vivre pendant la nuit, quand je dors, je le ferais sûrement.
Dernière (désastreuse) devinette :
Que dit-on lorsqu’un clown donne son nez rouge à un autre clown ?
Réponse : ! (un espace !)
Ahaha, qu’est-ce qu’on rigole.
Tu admires les gens qui ont assez de volonté pour atteindre un but (i.e, devenir “hautement qualifié”
en travaillant comme des forçats, et de se mettre “entre parenthèses” pour cela - foule dont, au passage, je ne fais pas partie, pas réellement : mes parenthèses sont assez mal faites, tout en ne partageant pas leur vision de la vie, en somme. Je crois que c’est beaucoup plus simple que cela : en fait, c’est probablement leur volonté seule que tu admires (quitte à déplorer qu’elle soit mise au service d’un but qui n’est pas le tien). La volonté de tout sacrifier, jusqu’à soi-même, pour accomplir ce qu’on a décidé d’accomplir. La même estime et envie que l’on a pour les écrivains qui s’enferment douze heures par jour pour écrire (Balzac ?), on l’a pour les scientifiques qui sacrifient leur vie à leurs travaux (Curie ?), pour les self-made men qui obtiennent tout à force de travail, partis de rien (Mmh … Picsou ?), et bien d’autres … Ce n’est pas la volonté de s’intégrer dans la société et d’y réussir en travaillant que tu envies, c’est juste la volonté qui l’emporte sur le moi.
Enfin, je pense.
Peut-être.
(d’ailleurs, j.h.19.ch.vol.suppl ; me contacter)
T’as même pas parlé des gens qui devraient travailler comme des forçats et qui font juste semblant mais tout le monde pense que si, et que si ils ont des résultats nuls c’est qu’ils sont bêtes mais en aucun cas paresseux.
Oui Ceacy, exact, je déplore avant tout mon manque de volonté, j’aimerais vraiment être un forçat, ça me semble plus enviable que d’avoir une carrière et un peu d’estime dans la société. Mais on peut sûrement avoir les deux.
Violaine ! ça faisait longtemps, mais je suppose que tu n’avais pas le choix. A ce que je vois, ton année est toujours aussi joyeuse…
Sinon, je fonctionne un peu comme toi je crois. Plutôt que de travailler, rater et me rendre compte qu’effectivement, je suis bête, je ne travaille pas - ainsi même si je rate, je sais qu’en fait c’est parce que je n’ai pas travaillé et ça ne remet pas en cause mes capacités intellectuelles.
Rien de plus déprimant.
Eh, oh, n’essaie pas ton ironie sur moi, tu sais très bien que ça marche.
Hé ! Je n’essaie rien, espèce de jeune. Ou alors, je ne fais pas exprès.
Mmh … Comme disait Kant, “ça passe pour cette fois”. N’empêche que pour la peine, tu es condamné à prendre le prochain train pour Paris afin de boire un verre (ou son contenu).
Yep. Après avoir passé l’ENS (Clément ! merci de ton sms, au fait, c’était adorable), j’ai dix jours de vacances. J’ai osé rendre mon sujet de philo sur le thème “L’usage de la calculatrice est interdit” (en ignorant la phrase du dessous, laquelle était “Une connaissance scientifique de l’homme est-elle compatible avec l’idée de liberté ?”
Donc je suis là.
Ah mais c’est top tout ça. Moi je stagne sur msn si ça vous intéresse vaguement.
Sac fait ; je serai sur msn demain soir, ou demain après-midi, mais là, mon aversion pour les réseaux de discussion instantanée se double d’un impératif majeur : il faut que je parte pour aller emménager à l’Hôtel Déprimant de Torcy, pas loin du centre d’examen - il me reste une épreuve demain matin (et une semaine d’autres épreuves, dans 10 jours).
Ah oui, demain je n’y serai sûrement pas de la journée, c’est malin.
Courage Ceacy.
Et, euh, Fix, je serai là, moi. MOI.
Si mon ordinateur est d’accord pour que je me connecte. Ne compte juste pas sur moi pour te filer des mp3 géants, parce que en ce moment j’écoute juste la radio et je n’ai aucune idée des nouveaux trucs pas mal. (Sauf Poney Express, mais c’est des français donc forcément tu vas les haïr !)
Forcément !